Laboratoire de résistance sémiotique

De quoi les détails sont-ils les indices?

Encrier de Zacharie, Puits de Moïse, Dijon, ancienne Chartreuse de Champmol

Encrier de Zacharie, Puits de Moïse, Dijon, ancienne Chartreuse de Champmol

À Dijon, le Puits de Moïse de l’Ancienne Chartreuse de Champmol édifiée par Philippe le Hardi, présente sur son socle six personnages de l’Ancien Testament. Tous sont vêtus selon les codes vestimentaires de la fin du XIVe siècle-début XVe siècle, période de la réalisation de ce groupe sculpté (1395-1405). Tous portent également de nombreux petits objets, également sculptés dans la pierre (d’autres, réalisés en métaux précieux ont disparu depuis). L’encrier que Zacharie tient dans sa main gauche et dont le petit bouchon-fermoir est retenu par une mince cordelette ne fait-il que souligner la fonction scripturaire de son porteur? À quoi servent donc les détails qui peuvent être prélevés au sein de cet ensemble? Et si, cette multitude de signes insistait, non sur une simple ressemblance, mais sur l’identification souhaitée par les auteurs et commanditaires d’une statuaire désormais composée de véritables «acteurs»? Les détails concourraient-ils à assurer une empathie visuelle?