Laboratoire de résistance sémiotique

Je suis sémiotiquement engagé, donc je suis.
Andrew Stables, lors du 12e Congrès international de sémiotique de l'IASS/AIS. Sofia, 16-20 sept. 2014

Engagement sémiotique

I am semiotically engaged, therefore I am.

Revisitant la fameuse proposition de Descartes, pour dysfonctionnelle qu'elle est, Stables en donne une version autrement plus valide.

Déplacer le critère

Qu'est-ce que cela veut dire, être sémiotiquement engagé? D'après la synthèse biosémiotique contemporaine, vivre et apprendre sont équivalents. Vivre, c'est nécessairement être sémiotiquement engagé dans son monde, avec son monde. L'intérêt du propos de Stabbles est de déplacer le critère d'existence : ce n'est pas parce que je pense que j'existe, mais seulement parce que j'entre en interaction avec mon environnement de manière interprétative. Ce nouveau critère présente aussi l'avantage d'être non anthropocentré.

 

À propos de Simon Levesque


Simon Levesque est doctorant en sémiologie et chargé de cours en études littéraires à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). La thèse qu'il s'apprête à compléter s'intitule 1970-1974, J.M.G. Le Clézio et Pierre Clastres : une anthropologie de l'État. Ses recherches portent plus largement sur les logiques disciplinaires de l'écriture et l’éthique de la fiction. Cofondateur et directeur de publication de la revue d’exploration sémiotique Cygne noir, il agit également à titre d'édimestre et webmestre pour le Laboratoire de résistance sémiotique.

Publié 17 février 2015 Catégorie Carnets, Simon Levesque Étiquettes , , , , ,